A l’ouest, toute !





Après quelques péripéties, nous voici enfin juchés sur nos vélos flambant neufs, tout droit sortis d’un Décathlon du Nord de l’Inde dans la ville peu connue de Lucknow. 
Dès notre arrivée à New Delhi, nous nous sommes mis en quête de nos montures, mais les trop nombreux obstacles de l’acheminement des vélos jusqu’à Varanasi nous ont fait renoncer et c’est finalement sans eux, que nous quittons la ville au bout de deux jours, en croisant les doigts sur notre succès de nous fournir ailleurs. Car nous sommes partis les mains vides, si on peut dire… Nous avions besoin de vélos mais aussi de matériel de maintenance, de casques, de rétroviseurs, de klaxons! 
Mais nous voulons aussi fuire New Delhi au plus vite. Débarqués trop vite de France, cette ville est un enfer pour celui qui la connaît mal et ne sait pas où sont les « zones refuges » : une pollution étouffante, un chaos continu et une densité qui ferait de Châtelet aux heures de pointe un endroit paisible. Après quelques formalités administratives nécessaires, lentes et compliquées, c’est la fuite! 
Nous pensions trouver un peu de calme et de sérénité à Varanasi – haute ville spirituelle et poumon de l’hindouisme – mais la ville ne nous laisse pas de répit. Et nous, chantre de la décroissance et de la déconsommation, en venons à rêver de Starbucks et de Vélizy 2. Le comble! Considérée comme une des plus anciennes villes encore en activité, on peut observer à Varanasi (ex-Benares ou Kachi pour les indiens) la crémation des corps le long du Gange et les ablutions des fidèles. 
Mais nous, nous avons surtout l’impression de commencer notre voyage quand nous enfourchons nos vélos! Fini le tourisme, nous voici aventuriers! Quelle sensation de redevenir maître de ses déplacements. Les paysages plats de l’Uttar Pradesh nous permettent d’avaler plus de 80 km par jour. 
Dès la deuxième nuit, près de la ville de Fatehpur, nous sommes invités chez une famille indienne alors que nous plantions sûrement notre tente entre deux de leurs plantations. Quel accueil et quelle gentillesse! Nos vélos les fascinent, ils s’amusent avec les klaxons, nous demandent comment fonctionnent les vitesses… Comme nous ne savons pas comment les remercier, nous entonons des chansons en français.
Les routes de campagne des jours suivants nous enchantent en comparaison des nationales bourrées de Tata (monstres à 10 roues, en gros un camion!) que nous avions suivies jusqu’à alors. Mais en fait, nous ne pouvons pas vraiment choisir notre chemin, car sur la carte, toutes les routes sont symbolisées de la même façon, que ce soit une piste ou double voie. C’est une surprise permanente! Une mauvaise piste nous a quand même valu trois crevaisons en une journée, ce qui a eu pour résultat de nous rendre assez performants en matière de réparation… 



C’est difficile de tout écrire en quelques lignes rédigées depuis un téléphone portable, mais vous aurez au moins une petite idée de nos pérégrinations. Nous avons atteint le Madhya Pradesh et dormons ce soir près des temples de Khajuharo. Nous espérons percer des nouveaux mystères sur l’Inde, et garder le même rythme à mesure que nos cuisses se musclent. A suivre…

Heading West

We searched for our two-wheel vehicles as soon as we arrived in New Delhi but found out that there were rather too many logistic obstacles in getting them to arrive in Varanasi. We decided to leave that town hoping that we’d have better luck elsewhere. So we left empty-handed, so to speak …We needed bikes but also a repair kit, helmets, mirrors, hooters!
But we also just needed to flee New Delhi as quick as possible.

Parachuted there from France, the city is hell for the likes of us who don’t know where to find the “refuge zones” : stifling pollution, constant chaos and a density of people that makes the metro station Châtelet-Les-Halles at rush-hour seem like a day in the country. After we had attended to some administrative matters that were slow and complicated, we made a hasty get-away!

We thought we might find some peace and serenity in Varanasi – temple and heart of spirituality and Hinduism – but no. We, advocates of anti-consumerism, found ourselves dreaming of Starbucks and shopping malls. We surprised ourselves there! Varanasi, (ex-Benares or Kachi) is considered to be the most ancient town that continues to function as before. We saw the cremation of bodies along the Gange river and the ablution of the faithful.

We had the feeling our trip was really underway when we got up on those bicycles. The tourist trail was over for us and we were now explorers. What a thrill it was to be able to decide on our own where we wanted to go. We got to cover around 80 kms a day through the flat country of Uttar Pradesh.

On our second night, an Indian family invited us in. (I think they saw us trying to put a tent up in their field…). They were incredibly welcoming and so nice. They were fascinated by our bikes and they were curious about the hooters and how the gears worked…As we could not find the words to thank them, we opted to sing a few songs in French.
For the next 10 days, the country roads were a delight compared to the national highways jammed with TATA (10-wheel monster trucks).

But following our planned route was impossible as all roads were indicated identically on the map, be it a mud-track or a 3-lane artery. Surprises all the way.

We got really quite expert at mending punctures getting no less than three in a row on one of those mud-tracks…
We are not finding it so easy to write on a mobile phone but hope that you get a flavour of our travels so far. We have reached Madhya Pradesh and we’ll sleep tonight near the temples of Khajuharo.

We hope to go deeper in to the mysteries of India and continue peddling. More later…


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