Salam !

 » La Perse est tant et tant au monde ce que le coeur est au corps,
Que, à le dire et redire, le poète n’éprouve ni regret, ni remords. »
Nizami Ganjavi, 1209

C’est après la traversée du détroit d’Ortmuz que nous atteignons l’Iran par le port de Bandar Abbas, ouvert sur le Golf Persique, poussiéreux et encerclé de montagnes. Nous logerons deux jours dans la famille d’Ali, rencontré sur le bateau afin de prendre un peu le temps de « renifler » le pays.La traversée du « pays des Aryas » se révèle beaucoup moins éprouvante que ne l’était celle de son voisin indien. Ce n’est pas encore une balade du dimanche mais… Des routes impeccables, de l’eau potable partout, des toilettes relativement propres, des grands espaces et de beaux paysages, une histoire chargée et contrastée, et surtout des gens plus qu’accueillants… Pour nous, c’est un peu le paradis à ciel ouvert ! Il n’y a que le vent de face qui pourrait nous faire perdre notre bonne humeur !Nous essayons d’assembler petit à petit les morceaux de la mosaïque iranienne pour essayer de comprendre ce pays un peu déroutant.D’un côté, beaucoup d’iraniens nous confient leurs désirs d’émigrer vers l’Europe ou le Canada, pour fuirent un régime qu’ils considèrent absurde et les sanctions économiques qui minent leur pouvoir d’achat. De l’autre, une grande fierté, « nous sommes perses » ou dixit ces ambulanciers qui nous ont recueillis un soir :  » Nous sommes des aryens : comme les allemands! »Ce contexte particulier ne nous empêche pas de rencontrer des personnes charmantes, hospitalières, voir très très hospitalières… Nous parlons même des « embuscades de l’hospitalité. » À Chiraz, nous avons été littéralement capturés par une famille durant 3 jours! Logés, nourris, blanchis, il nous était impossible d’établir notre programme, d’être seuls ou même de débourser un sous… Enfermés dans une prison dorée, il a fallu établir des plans pour sortir de ce guet-apens ! (Il faut aussi préciser qu’il y avait alors en Iran des pluies diluviennes et que nos hôtes ne se sont pas privés pour énumérer tous les accidents auxquels nous étions exposés.)Notre voyage nous permet aussi de traverser les âges puisque nous passerons quelques jours sur les traces de la grande civilisation des Achéménides. Peut-être des noms comme Cyrus, Darius ou Xerxès vous disent quelque chose? Souvenez-vous de la bataille des Thermopyles, Xerxès 1er envahissant la Grèce, et trouvant comme seule point de résistance, une petite troupe de spartiates… Les sites de Persépolis et de Pasargades que nous avons visité, attestent du passé glorieux de cet Empire. Capable de rivaliser avec la Grèce, tant à la guerre, que dans les arts, seul Alexandre le Grand en viendra à bout en 330 av. J.-C. La vue de jeunes iraniens à genoux devant le tombeau de Cyrus 1er au milieu de touristes et de perches fut certainement un des moments les plus émouvants de la visite de ces sites antiques…Khodahafez !

Débarquement !

L’hospitalité iranienne ne faiblira pas au fur et à mesure des km…Au détour d’un bivouac

Fidèles au poste

Mythique Persépolis

À Ispahan


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