Balkans, en avant!

Voici maintenant plus de 10 jours que Thibaud nous a quitté ! Comme le temps passe vite… Avec lui, nous avons traversé une grande partie du Monténégro et grâce à lui, notre pas s’est fait plus léger, notre marche a pris plus d’élan ! Et nous en avions bien besoin car les dénivelés du Monténégro ne mentent pas : on les voit de loin et on les sent de près. Ce sont nos cuisses, nos genoux, les plantes de nos pieds qui nous disent combien nous avons monté et descendu. Bien sûr, nos efforts sont toujours récompensés… Les lacs de montagne nous demandent de venir y plonger et de nous rafraîchir.

Une bonne baignade !

La vue nous offre ce moment d’équanimité que l’on désespère de trouver en ville. Tous les trois, c’est donc perchés, suspendus que nous avons vécu ces 10 jours, refaisant le monde et nous disputant sur la façon exacte de procéder.

On a sué pour arriver en haut!

Nous nous souviendrons de cette nuit dans le chalet d’estives à dormir sur le canapé de ces paysans monténégrins, des fusils pendus au mur, de cette fondue de poivrons au fromage (plat appelé à faire date, les différentes versions que nous avons tenté de répliquer ne se hissent toujours pas au niveau de l’original), et du rakia-café servi dès 7 heures du matin…

Un rakia et c’est réparti…

Nous nous souviendrons de cette grand-mère idéale et idéalisée qui sembla nous accueillir et nous prendre sous son aile avant de nous faire… tout payer au petit matin ! Nous nous souviendrons de ces nuits à la belle étoile et de nos vœux secrets à la vue d’une étoile filante, des poèmes déclamés au firmament et de nos chants…

Quelques chants résonnent dans la nuit…

C’est à Sarajevo que nous nous séparons. Thibaud part rejoindre Arnaud à Belgrade et nous, nous poursuivons notre route, un peu tristes d’avoir perdu un si bon compagnon de voyage, un peu découragés devant les kilomètres qu’ils nous restent à faire, un peu moroses devant le ciel gris qui est devenu notre horizon.

Sarajevo

Si comme toute sortie de ville, celle de Sarajevo fut pénible, la Bosnie-Herzégovine heureusement ne nous avait pas dit son dernier mot. Nous découvrons un pays de forêts, couverts de collines, et suffisamment sauvage pour marcher plusieurs jours d’affilées sans croiser personne. Les routes forestières sont enchanteresses. Un blaireau, une biche et de nombreux écureuils détalent sucessivement devant nous.

Chemin forestier

Il n’y a pas assez de dénivelés pour nous fatiguer, le soleil de septembre nous réchauffe après la douche à la source, les arbres nous offrent bois pour le feu et abri pour la nuit. Vous l’aurez compris, après le soleil de Grèce et le dénivelé du Monténégro, la marche en Bosnie semble douce.

Les cours d’eau enchantés…

La Bosnie a de particulier qu’elle est composée en peau de léopard : on passe successivement de villages catholiques, musulmans et orthodoxes, chacun dépendant d’une république interne à la Bosnie même. Le monastère de Goça Gora par exemple, dont les deux clochers sont visibles de loin s’imposent au milieu des minarets, le tout sur fond de paysages campagnards et vallonnés où les appels à la prière répondent aux cloches…

Au loin, le monastère de Goça Gora

Encore 4 jours et nous serons en Croatie ! Avec notre moyenne de 25 km par jour, notre arrivée au Mont Saint Michel est prévue le 14 décembre…

Sur les hauteurs !

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