Chamboulement

Deux mois sans articles et déjà un mois que nous sommes de retour dans le confort. J’écris enfin assise à un bureau face à mon ordinateur, avec une tasse de thé et non pas en me tortillant dans mon duvet en essayant de trouver une position, où je peux pianoter sur mon téléphone mais sans trop en sortir les mains quand même pour éviter les courants d’air froid. 

Nous vous devons bien quelques explications, car la fin du voyage s’est trouvée toute chamboulée à cause, ou plutôt grâce à « un heureux évènement » qui devrait se concrétiser fin juin ! Un souvenir de voyage en quelque sorte… 

Nous vous avions quitté à Dijon, exactement 563 km avant le Mont Saint-Michel où des amis nous attendaient et se sont arrangés en un week-end pour combler notre frustration culinaire. 

Les détails ci-dessous : 

Nous avons recommencé à marcher après Dijon, mais là – et je plaide coupable – j’étais trop fatiguée pour continuer. Alors que j’adore marcher, pour la première fois de ma vie, je ne trouvais plus aucun intérêt à mettre un pied devant l’autre, frigorifiée rien qu’à l’idée de mettre un pied dehors, et épuisée après 12 km alors que j’en faisais facilement 25 les semaines précédentes. La décision ne fut pas facile, mais nous avons décidé de sauter quelques étapes et en avons profité pour être accueillis successivement chez des amis à Blois, Laval puis Mortain, d’où nous sommes repartis pour parvenir à pied au Mont, en parcourant le 54 derniers kilomètres. 

Et ces deux derniers jours ne nous auront pas épargnés puisque qu’une tempête sévissait alors en Normandie. Dernière nuit dehors où nous avons regretté d’avoir installé la tente non loin d’un arbre… J’ai craint toute la nuit qu’une branche nous tombe dessus en me disant que ce serait vraiment dommage si près de l’arrivée. 

Nous avons rêvé d’une petite crêperie bretonne toute la journée du vendredi, espérant un peu plus à chaque nouvelle traversée de village. Nous nous sommes finalement rabattus sous un hangar pour manger les restes (petit pois/coquillettes) où… Arthur a fini par nous rejoindre pour partager ce que nous avions de mieux, à savoir notre dernier sachet de tisane retrouver au fond d’une poche. DE-LI-CI-EUX ! 

Bref, retrouver des amis donne toujours de l’énergie, pas de course donc pour arriver à 17h au Mont-Saint-Michel. Et l’arrivée se savoure puisque le Mont est visible dès les 15 derniers kilomètres. Parfois, je doutais en me demandant pourquoi nous avions tenu à terminer notre voyage à l’extrême-ouest du continent, mais quand on aperçoit le Mont, on ne doute plus… 

On a fait ce qu’on a pu pour transmettre un peu du voyage, on espère beaucoup avoir pu donner un peu envie de voyager sac au dos, et de partager l’idée que le meilleur moyen de locomotion c’est finalement nous-mêmes… La frustration persiste néanmoins, car on vit tant et on en écrit si peu !

Peut-être à bientôt sur les routes, 


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