L’usage du monde

J’ai découvert ce classique de la littérature de voyage cette année, je crois que nous étions dans le Caucase lorsque je l’ai lu. Finalement, nous n’aurons fait que voyager en sens inverse, Nicolas Bouvier s’éloigne et nous ne faisions que nous rapprocher. La fin de l’ouvrage est sublime, on se demande presque si tout cela a du sens, peut-être vit-on tout cela simplement pour quelques instants de grâce, mais Emerson le dit « le bénéfice est réel ». 

Qu’étions-nous partis chercher ? Moins de confort, un peu de courage, et un peu de sagesse. Pour la première proposition, c’est facile, pour le reste, on espère !

« Ce jour-là, j’ai bien cru tenir quelque chose et que ma vie s’en trouverait changée. Mais rien de cette nature n’est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu’on porte en soi, devant cette espèce d’insuffisance centrale de l’âme qu’il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr. » Nicolas Bouvier

« …et ce bénéfice est réel, parce que nous avons droit à ces élargissements, et, une fois ces frontières franchies, nous ne redeviendrons jamais plus tout à fait les misérables pédants que nous étions. » Emerson

En bref…

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